Arjen DeBruin, une personne d’ImpACT

Arjen DeBruin, a Human of ImpACT - Image

L’amour et la passion dans toutes les sphères de la vie, c’est la fondation première qu’Arjen DeBruin, propriétaire de DeBruin’s Greenhouse à Thunder Bay. Fermier depuis plus de 40 ans, M. DeBruin s’efforce d’innover pour améliorer la viabilité de ses cultures, en plus de partager ses connaissances avec les communautés autochtones du Nord de l’Ontario. Il espère qu’elles transmettront à leur tour ses enseignements pour accroître leur autosuffisance.
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DeBruin’s Greenhouse concentre ses activités autour de la culture locale, viable et sans pesticide. La serre hydroponique fonctionne en boucle fermée, ce qui signifie que l’eau et les nutriments sont réutilisés pour éviter leur ruissellement dans les rivières avoisinantes. Ainsi cultivés, ses légumes consomment beaucoup moins d’eau, soit seulement 10 % de ce qui serait nécessaire pour des légumes en pleine terre.

J’ai visité l’entreprise quand j’étais plus jeune, et je me souviens de la conscience environnementale de M. DeBruin et de son intérêt pour l’agriculture durable. Cet hiver, les DeBruin ont remplacé par des tiges en acier et des pinces réutilisables le cordage en polypropylène, à usage unique, qui servait à faire croître leurs plants de tomates jusqu’à 9 m de hauteur. Ces tiges permettent une récolte plus rapide et le compostage des plants en fin de saison. Tout le monde y gagne!

Avec son partenaire, malheureusement décédé il y a quelques années, M. DeBruin a fondé Covenant North Incorporated, qui vise à travailler étroitement avec la communauté autochtone pour mettre sur pied une ferme à Fort Hope. À force de recherches, ils ont trouvé un propriétaire qui souhaitait que sa ferme, plutôt que de générer des profits, serve à nourrir la communauté et à enseigner l’agriculture aux générations futures.

La ferme démarrée, la communauté a maintenant accès à des pommes de terre fraîches, au lieu des tubercules ratatinés et germés auxquels elle était habituée. En sept ans, les cultures se sont diversifiées et les carottes, pastèques et nombreux autres fruits et légumes se sont ajoutés aux pommes de terre. Au gré d’excursions à la ferme, les enfants de la communauté donnent un coup de main, font des apprentissages et rapportent un sac de produits bien frais le soir à la maison.

Arjen DeBruin, a Human of ImpACT - ImageBien qu’il ne puisse s’y rendre en personne dans les circonstances actuelles, M. DeBruit demeure en contact avec la ferme et sait que les commandes de semences ont été récemment passées. Quand il pourra y aller, son objectif sera de mettre le système d’irrigation en place, pour permettre à la ferme de ne plus dépendre de la pluie grâce à une alimentation en eau à partir d’une rivière avoisinante.

M. DeBruin m’a parlé de sa fondation d’amour et de passion; si le plancher s’effondre, il pourra le reconstruire. C’est une leçon importante, qui se reflète dans son travail avec la serre et avec les communautés autochtones. L’homme pense à tout le monde, et son amour pour l’environnement et pour les gens est manifeste. J’ai hâte de voir la suite! M. DeBruin m’a ouvert les yeux sur l’impact positif que des gens peuvent avoir et sur l’utilité d’une fondation solide pour prendre soin des communautés et de l’environnement.