Un café, une conversation et une véritable collaboration

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Dragon Fly - LogoSi vous demandez à Vicky Roeder-Martin, du Dragonfly Collective, comment elle entend rassembler une communauté tout entière, elle vous répondra: “Tout part d’un bon café. Pour moi, la communauté est réellement fondamentale pour que les gens se sentent acceptés, valorisés et reconnus.” Mme Roeder-Martin et sa famille ont déménagé en Ontario il y a sept ans à Sprucedale, qui était encore une petite ville. À l’exception du dépanneur, les gens n’avaient aucun endroit où se réunir. Pour Vicky Roeder-Martin, qui avait organisé des repas-partage communautaires très populaires par le passé, la création d’un lieu de rencontre était indispensable. L’idée du café communautaire Dragonfly Collective était née.

Le projet de café-boulangerie local vise à fournir un coin tranquille pour jaser et prendre un café, et de carrefour communautaire pour les artisanes et artisans, artistes, enseignantes et enseignants, etc., qui pourront y offrir des biens et services et des occasions de divertissement. Les recettes seront canalisées vers le carrefour, ce qui permettra de verser des salaires raisonnables et de remettre des bons de repas, en plus de générer un impact positif sur la collectivité. Mme Roeder-Martin imagine voir naître une communauté tissée serrée, qui s’échangera compétences, connaissances et services pour soutenir la croissance globale; par exemple, les personnes aînées pourraient donner des cours de cuisine à des jeunes qui offriraient leurs propres compétences en échange. Les bénévoles et les personnes qui reçoivent leur soutien pourraient s’y rencontrer, de l’aide aux devoirs pourrait être offerte et les gens pourraient simplement se détendre. La Community Foundation Grey Bruce a récemment accordé au démarrage du Dragonfly Collective une somme de 25 000 $.

Le projet de café s’inscrira dans les objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. La “faim ‘zéro’” est l’un de ceux-ci. Le café veut ainsi remédier à l’insécurité alimentaire en organisant des ateliers de cuisine et en remettant des bons de repas à ses bénévoles. Un autre objectif des Nations Unies est “la bonne santé et le bien-être”, que le café souhaite favoriser en fournissant du soutien au bien-être mental et social et des possibilités économiques, que ce soit par l’embauche de personnel ou par l’offre d’un lieu de vente. Ce dernier point favorise également l’atteinte de l’ODD intitulé “travail décent et croissance économique.” Enfin, l’initiative novatrice soutiendra la revitalisation du centre-ville de Sprucedale et donc l’ODD “Industrie, innovation et infrastructure.”

Seul hic: pour ouvrir un café, il faut un local, un terrain où s’installer. Or, le Dragonfly Collective a du mal à trouver un gîte à son entreprise sociale. “Nous allons acheter de grandes tentes s’il le faut”, affirme Vicky Roeder-Martin. Son équipe projette de proposer des événements bientôt et organise actuellement un “pique-nique communautaire pour emporter”, question de réunir les gens de manière sécuritaire pendant la pandémie.

Quand on vit dans une petite ville, la communauté devient le prolongement de la famille. Les familles sont toujours plus fortes quand elles se soutiennent mutuellement, et rien ne procure un sentiment aussi familial et convivial que de passer un moment avec un être cher autour d’une boisson. Car tout part d’un bon café.